L'oeil du Ravi : Drone d'idée !

Lot Amóros talks to other Idea Campers about his idea. ©Cedric Moulard 

Lot Amóros talks to other Idea Campers about his idea. ©Cedric Moulard 

On a tourné autour de lui sans réussir à lui parler. Il faut dire qu'il est on ne peut plus pris, Lot Amóros : il est espagnol, c'est un ingénieur, il a des dreads. Et une idée un peu folle. Qui attire. Qui enthousiasme. Ou qui agace. Pour lui, l'espace public, c'est aussi en haut que ça se passe. D'où l'idée d'utiliser les drones, ces petits engins ultra-légers et radio-guidés, pour des missions « citoyennes ». Protection de la nature, assistance à l'agriculture, accompagnement des manifestations, mission de sécurité... Tout cela est bien joli mais il ne faudrait pas oublier que les utilisateurs les plus friands de ce type de technologie sont les... militaires et les services de police.

Quoi de plus séduisant, dans des missions de surveillance, que ces petits outils ultra-légers, presqu'indétectables et qui, de surcroît, ne coûtent pas grand chose. Alors, on n'a pas réussi à parler à Lot Amoros mais on voudrait lui faire partager cette petite anecdote. Véridique. Il était une fois un musicien. Qui, sur ses temps de loisirs, fabriquer des drones avec des matériaux légers et pas cher.

Il se disait, sans trop y croire, qu'il aurait même pu en vivre. C'est vrai qu'en plus, un drone, ça peut servir à la lutte contre les incendies, à la prise de vue pour des films ou des documentaires, à repérer, dans une visée écologique, dans une ville ou un quartier les maisons qui ont le plus de déperdition de chaleur.

Et un jour, lors d'un salon de passionnés, il vit une délégation l'approcher. Des militaires, on ne peut plus intéressés par un tel gadget. Son drone était pas cher. Maniable. L'idéal. Le musicien donna à son engin le prénom de sa sœur. Cela inspira même un chanson. Vous vous demandez comment on va trouver une chute à cette histoire ? C'est le drone lui-même qui nous l'a donnera. Puisque, lors d'une manifestation, le drone s'envola trop haut et les forces de l'ordre qui étaient censés le piloter en perdirent le contrôle. Il s'écrasa. Et le programme s'arrêta. Alors, quelle « drone » d'idée que celle de vouloir jouer avec le gadget préféré des militaires...

Sébastien Boistel